La lingerie, dernier rempart avant la nudité est aussi pour nombre de femmes un atout de séduction. Elle fait tourner la tête de la majorité des hommes qui la découvrent et celle des femmes qui la portent.
Car au fond, quoi de plus séduisant qu'une jarretière dont on devine la forme sous une jupe? Désormais, la
lingerie a dépassé son aspect strictement utilitaire. Elle est plus qu'un accessoire de mode, elle est devenue aujourd'hui un argument de séduction majeur. On lui consacre des salons où toutes les tendances sont scrutées. La mode s'en est emparée depuis des décennies et l'on a retrouvé avec délice les guêpières affriolantes parées de dentelles précieuses...
Mais au delà du développement commercial, la lingerie fait aussi de nos secrets d'alcôve et contribue à nos fantasmes et notre imaginaire.
Elle devient alors complice des jeux amoureux et permet toutes les variations. Glamour, sexy, provocante, les bas noirs et les porte-jarretelles font partie du jeu de l'amour.
L'offre sur Internet est vaste et les prix suivent la qualité des matériaux engagés.
La tendance "croque mon string" - qui vient naturellement des Etats-Unis - propose aujourd'hui une lingerie ludo-érotique. Les sous-vêtements ne se contentent plus d'être dévorés des yeux. Ils se mangent.
On ne compte plus les scénarios bâtis autour de la lingerie qui décuple l'imaginaire :
de l’écolière ou
l’infirmière à la
femme flic qui vous menotte aux barreaux du lit, il y en a pour tous les goûts !
Voilà bien une question que ne se posait pas nos mères ou nos grands-mères, car dans les années cinquante, il n'y avait pas d'alternative, c'était les bas et le système d'accroche breveté qui ne faisait fantasmer que quelques vieux pervers. A la fin des années 50, un américain - Allan Gant - a l'idée d'associer une fibre élastique, le spandex, pour créer un ensemble destiné à remplacer avantageusement la paire de bas. Le collant est né, il va révolutionner l'habillement, en s'associant notamment à l'invention d'une créatrice anglaise, Mary Quant à qui l'on doit la mini jupe. Collant et mini jupe ont durablement contribué à une certaine émancipation des femmes ! Car on l'oublie un peu vite, le collant est infiniment plus pratique dans une utilisation au quotidien qu'une paire de bas. Il s'enfile rapidement, il est généralement plus solide et se décline dans de nombreuses couleurs. C'était écrit, le collant allait sonner le glas du bas !
Mais le bas n'avait pas dit son dernier mot et c'est dans les années 80 que le bas, en association avec le porte-jarretelles ou la guêpière est revenu en force. Influence des créateurs de Gaultier - sa guêpière créée pour Madonna a marqué les esprits - à Sonia Rikiel, les bas se sont imposés comme l'argument ultime de la séduction féminine. Un accessoire vestimentaire qui fait craquer - que dis-je qui fait fondre - la plupart des hommes si l'on en croit une majorité de sondages réalisés sur le sujet. La guépière, les dentelles, la douceur de la soie, font chavirer les esprits masculins. Les techniques aidant, le bas se porte désormais seul et Dim invente son Dim Up.
Imagination, le mot est lâché. Et voilà pourquoi au fond, la question ne fait pas débat. Le bas, le porte jarretelles, la guêpière sont aujourd'hui des arguments de séduction et pour tout dire une part de rêve.
Louisette Granger